La plupart des gens vivant aujourd’hui n’ont jamais vraiment connu la Seconde Guerre mondiale, heureusement la seule à avoir atteint le territoire canadien depuis la fin des années 1800, et les quelques personnes qui l’ont vécue ne se souviennent peut-être pas de grand-chose. Avant elle, il y avait eu la Guerre de 1812, après laquelle certains Écossais et d’autres personnes touchées par ce conflit s’installèrent dans la région de Métis, suivie par les Raids des fenians de 1866 à 1871. Les fenians étaient des émigrants irlandais aux États-Unis qui traversèrent la frontière pour tenter de prendre de force ce qui est aujourd’hui le Canada dans le but d’offrir ce territoire à la Grande-Bretagne en échange de l’indépendance irlandaise.
Au cours des deux guerres mondiales, des résidents locaux et des estivants du Bas-Saint-Laurent ont perdu la vie et beaucoup ont perdu des êtres chers à l’étranger. Ceux qui sont restés sur le front intérieur ont contribué de nombreuses façons, grandes et petites, à l’effort de guerre.
Cependant, la Seconde Guerre mondiale a également amené la guerre qui sévissait en Europe beaucoup trop près de nous pour notre paix d’esprit avec ce allait être baptisé la Bataille du Saint-Laurent. Ce ne fut pas seulement un incident unique, mais bien une série d’événements. Selon l’Encyclopédie canadienne, « La bataille du Saint-Laurent s’inscrit dans le cadre de la plus importante bataille de l’Atlantique, soit la campagne allemande durant la Deuxième Guerre mondiale visant à perturber les convois se relayant de l’Amérique du Nord au Royaume-Uni. De 1942 à 1944, les sous-marins allemands (U-boots) font de multiples incursions dans les eaux du fleuve et du golfe du Saint-Laurent, faisant sombrer 23 navires et entraînant la perte de centaines de vies. Il s’agit des premières batailles navales dans les eaux intérieures du Canada depuis la Guerre de 1812. » Wikipédia ajoute que plusieurs opérations ont été menées près des côtes, impliquant le débarquement d’espions allemands ou la tentative de récupération de prisonniers de guerre en fuite. Malgré les 23 navires perdus, cette bataille a marqué une victoire stratégique pour les forces canadiennes qui ont finalement réussi à perturber l’activité des U-boots, à protéger les convois canadiens et alliés et à intercepter toutes les tentatives d’opérations à terre.
Pendant ce temps, les habitants du Bas-Saint-Laurent et d’ailleurs connurent le rationnement, l’obscuration, les patrouilles locales, l’entraînement des militaires du Commonwealth, les espions et les explosions. La communauté a vu passer des périodes de deuil, mais aussi des moments heureux pour les plus jeunes qui n’étaient pas encore pleinement conscients de ce que la guerre signifiait. Cliquez sur les liens ci-dessous pour en savoir plus.
Les femmes (et les enfants) en temps de guerre
Those who died far from home
- Airmen lost in training accidents – British, New Zealanders, and Australian
- Overseas graves of Canadian soldiers looked after by others – 13 of the
Sainte-Flavie observation towers
Écoutez et lisez les témoignages de personnes vivant dans le Bas-Saint-Laurent pendant la Seconde Guerre mondiale:
- Everyone contributed – Supporting the war effort, hosting, spies – Lorna Bethell
- All contributed – an ambulance to Red Cross and a statue back – Sally Tingley
- Of convoys, blackouts, and spies – Lorna Bethell (recording to follow)
- Waiting for word and an explosion – Sherrill Tuggey
- Waiting for Word – Hart Price
- Surviving the Great Escape – Lorna Bethell (recording to follow)
- A child’s view of World War 2 – Ian Bovey (recording to follow)
- Dancing as-part of the War effort – Sherrill Shaver
- Rumours of enemies amongst us – Sherrill Tuggey
- Living conditions for an officer’s wife – From Ruth Cobbett, whose husband in the RCNVR was stationed in Gaspé
La communauté du régiment Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada [à suivre]
- And the messenger boy wept… A recollection of local of what happened after Verrièrses Ridge, by John Douglas Cowans








