Dédié aux hommes et aux femmes de la région de Métis qui donnent leur temps, leur énergie et parfois leur vie pour aider leurs voisins et les gens de l’extérieur quand le besoin se présente. Ces personnes dévouées peuvent recevoir l’appel jour et nuit, par tous les temps, quittant alors sans hésitation la chaleur et la sécurité de leur propre foyer et perturbant la paix d’esprit de leurs proches qui restent derrière avec leur inquiétude.
Une petite communauté ne peut survivre et s’épanouir que si les gens qui y vivent se font confiance et peuvent compter les uns sur les autres lorsque des problèmes surgissent. Alors que les grandes villes disposent de ressources policières, de services d’incendie, de centres médicaux et autres ressources à proximité, les distances et autres conditions peuvent retarder fatalement l’arrivée des secours dans un village ou une zone périphérique. Autrefois, les gardiens de phare avaient la lourde responsabilité de venir en aide aux passagers et à l’équipage des navires qui faisaient naufrage au large de leurs côtes. Les pompiers volontaires risquent depuis longtemps leur propre vie pour sauver celle des autres. La COVID a mis le personnel médical et les autres soignants en danger d’une façon qui n’avait pas été vue depuis l’épidémie de grippe espagnole de 1918-1919.
Le paradoxe des premiers répondants et secouristes d’aujourd’hui est qu’ils font le serment de maintenir la plus stricte confidentialité sur ce qu’ils apprennent et sur les personnes qui ont besoin d’aide, et qu’ils le font. Cela signifie qu’une grande partie, voir même la majorité, de ce qu’ils font n’est et ne sera jamais divulguée. Si certains sauvetages importants sont parfois vus ou enregistrés en raison des circonstances, la plupart ne le sont pas et ne peuvent pas l’être. La confiance est primordiale, sans quoi les gens qui ont besoin d’aide auraient peur d’appeler le 911 par crainte de la publicité qui en résulterait.
Voici quelques-uns de leurs récits :
Il y a plus d’un siècle : Un héros de Métis : Je le raconte comme on me l’a raconté (A Hero of Metis: “I tell it as it was told to me”), A.A. Ames, The Examiner, 4 juin 1897.
Un sauvetage plus récent : Un sauvetage d’une durée de plusieurs heures permet de sauver deux navigateurs près de Rimouski au milieu d’une violente tempête. Un récif en forme de fer à cheval et des vagues de trois mètres de haut rendent le sauvetage, mené par quatre bénévoles de la garde côtière [auxiliaire], fort périlleux. Verity Stevenson, CBC News, 23 septembre 2018.
Il suffit parfois d’un enfant « Un petit garçon [Murdoch] de sept ans, enfant de James Laing, de Montréal, à été ces jours derniers, le héro d’un sauvetage à Petit-Métis, où sa famille est en villégiature. Il était à jouer sur le bord de l’eau, lorsqu’un nommé Fred Barr, s’embarqua dans une chaloupe, pour se rendre au Rocher a la Boule, et revenir à la nage. Mais les crampes [ont saisi] Barr, et il allait enfoncer, lorsque le petit Laing s’aperçut de la chose. Il sauta immédiatement dans une embarcation et fut assez heureux pour arriver à temps pour permettre au nageur de se cramponner à la chaloupe et revenir à terre. » (Murdoch Laing est mort en septembre 1916, alors qu’il dirigeait ses hommes dans l’avance sur Courcelette, France contre les Allemands)
La communauté se mobilise: “ Un frigo virtuel vient à la rescousse des familles de Métis-sur-Mer “, Shanelle Guérin, Ici Radio-Canada, 18 avril 2020.
Des drames de taille survenaient parfois sans pour autant se terminer par un décès : Montreal Herald and Daily Commercial Gazette, August 21, 1862.
Un tel incident s’est produit en juillet 1862, lorsqu’un cheval fougueux s’est emballé avec une enfant de sept ans effrayée dans la carriole, juste au moment où la famille Jenking quittait l’église. Le cheval courut un mille jusqu’à ce qu’un fermier local, Joseph Sims, réussisse à l’arrêter. Les Jenking lui donnèrent une montre savonnette portant l’inscription suivante (traduction libre) : « Pour sa conduite héroïque, au risque de sa propre vie, en arrêtant un cheval au galop, et pour s’être fait l’instrument de la main de Dieu en sauvant la vie de leur chère enfant, Eliza L. Jenking. Métis, C.W. 27 juillet 1862. »

Last Shipwreck: The Idris , as recalled by Paul Gendron, August 2016 « It was 1976 during the great November tides. A ship caught fire in open water on a Sunday afternoon. They sent a distress signal out to the Mont-Joli Airport, which transferred the call to the local police and fire departments. My father [Lighthousekeeper Octave Gendron] warned me, and I went with him to look. It was a ship from Yugoslavia. The crew had been evacuated to shore by helicopter and were being housed at the old Metis Beach School and at the lighthouse. The local people provided help, including clothing and food. No lives were lost. »


Garde côtière auxiliaire canadienne, Unité 14 – Pour son incroyable sauvetage de 2 personnes sur le fleuve Saint-Laurent (près de Rimouski, Québec) par des conditions extrêmes dont des vents de tempête soufflant à 40 nœuds avec des rafales de jusqu’à 50 nœuds. Les membres d’équipage reconnus sont : John (Ted) Savage, Philippe Charbonneau, Johnathan Brunet, François-Xavier Bérubé-Dufour.


« Encore cette année, l’unité 14 de la Garde côtière auxiliaire canadienne s’est distinguée lors de l’Assemblée générale annuelle à Jonquière. Plusieurs membres ont été honorés pour leur dévouement exemplaire lors de la dernière saison d’activités. L’ancien commandant Ted Savage a reçu une reconnaissance importante pour sa contribution exceptionnelle au développement de l’unité. D’autres membres se sont également démarqués pour différentes qualités tels que … Jonathan Brunet (formation), … [et] Annie Lecavalier (implication) … ».